VERS  UNE  DEMOCRATIE  GENERALE

une democratie directe, economique, ecologique et sociale

Takis  Fotopoulos

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On objecte souvent au mouvement de résistance à la mondialisation libérale de nr offrir aucune alternative aux modes d'organisation actuelles des sociétés de marchés. Dans le même temps, la plupart d'entre nous ressentons confusément que ces sociétés, à défaut d’un changement radical de trajectoire, détruisent la planète, engendrent l'instabilité économique et sont menacées d'implosion sociale. La gauche — désormais alliée aux écologistes — semble pourtant avoir renoncé à toute rupture avec les principes essentiels des économies de marche et des démocraties représentatives. Or, depuis deux siècles, ces institutions engendrent une concentration des pouvoirs économiques et politiques qui autorisent les élites dominantes à promouvoir une logique de croissance destructrice qui est au cœur de la crise multidimensionnelle que nous vivons aujourd'hui

Une autre histoire, tournée vers la quête du bien commun, est donc impossible sans une libération globale du pouvoir citoyen.La démocratie générale opère cette libération en appliquant à tous les champs de la société le principe d'un partage égal du pouvoir. Cela implique donc, outre une démocratie politique directe, une démocratie économique et sociale qui reconsidère de l’organisation de la production et de sa gestion. Loin de suggérer une nouvelle utopie destinée au seul débat philosophique, il s'agit ici de dessiner les contours concrets d’une nouvelle société ainsi qu’une stratégie plausible de transition

 

 

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On objecte souvent au mouvement de résistance à la mondialisation libérale de nr offrir aucune alternative aux modes d'organisation actuelles des sociétés de marchés. Dans le même temps, la plupart d'entre nous ressentons confusément que ces sociétés, à défaut d’un changement radical de trajectoire, détruisent la planète, engendrent l'instabilité économique et sont menacées d'implosion sociale. La gauche — désormais alliée aux écologistes — semble pourtant avoir renoncé à toute rupture avec les principes essentiels des économies de marche et des démocraties représentatives. Or, depuis deux siècles, ces institutions engendrent une concentration des pouvoirs économiques et politiques qui autorisent les élites dominantes à promouvoir une logique de croissance destructrice qui est au cœur de la crise multidimensionnelle que nous vivons aujourd'hui

Une autre histoire, tournée vers la quête du bien commun, est donc impossible sans une libération globale du pouvoir citoyen.La démocratie générale opère cette libération en appliquant à tous les champs de la société le principe d'un partage égal du pouvoir. Cela implique donc, outre une démocratie politique directe, une démocratie économique et sociale qui reconsidère de l’organisation de la production et de sa gestion. Loin de suggérer une nouvelle utopie destinée au seul débat philosophique, il s'agit ici de dessiner les contours concrets d’une nouvelle société ainsi qu’une stratégie plausible de transition

 

 

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